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Protection professionnelle

Document unique : risques psychosociaux

La gestion des risques dans l’entreprise ne peut plus faire l’impasse sur les risques psychosociaux. La médiatisation des suicides dans les grandes entreprises est le point d’orgue d’un mouvement de fond qui renvoie à chacun une interrogation moderne : faut il souffrir en travaillant ?

Le travail a pendant des siècles sollicité des ressources principalement physiques causant une usure prématurée du corps perçu comme instrument de travail ; les grands mouvements sociaux des siècles derniers ont permis une reconnaissance du droit à la protection de l’intégrité de son corps au travail.  Cependant, la tertiarisation de l’économie implique désormais un organe qui nous apparaissait comme à l’abri de l’épuisement : le cerveau. Les risques psychosociaux sont l’ensemble des facteurs d’épuisement qui ont en commun d’être nés d’une fatigue intellectuelle et non physique.

Le phénomène est d’une ampleur généralisée : un travailleur sur deux déclare travailler dans l’urgence, un travailleur sur trois reçoit des ordres ou des indications contradictoires et autant déclarent vivre en tension avec leur entourage professionnel.

Les risques psychosociaux : le stress en première ligne du document unique

L’État mène désormais une politique active de prévention et a engagé une action législative afin d’endiguer ce phénomène. Le chef d’entreprise est responsable de la santé de ses salariés, donc des risques physiques comme des risques psychosociaux. Les risques psychosociaux sont le stress, la violence externe, c’est à dire produite à l’extérieur de l’entreprise. Dans son cadre, la violence interne la plus connue est le harcèlement, mais aussi la souffrance ou le mal être au travail.

Le stress a longtemps été considéré comme un mal nécessaire, voir un indicateur de performance. Lutter contre le stress est encore largement assimilable à baisser la productivité de l’entreprise pour nombre de dirigeants. Les études menées à ce sujet sont catégoriques : le stress coûte de l’argent à l’entreprise et jusqu’à 4% du PIB de la France. La définition du stress, au niveau européen, est le déséquilibre entre la perception qu’une personne a de ses capacités et ce qu’on lui demande.

La violence externe est subie par l’entreprise et par définition rarement provoquée ; il s’agit des pressions macro économiques comme la peur du chômage, le déficit des retraites, ou encore l’évolution technologique des outils de communication, qui rendent poreuses les frontières entre les mondes personnels et professionnels.

La violence interne à l’entreprise se situe par contre au cœur de son organisation : les relations hiérarchiques, la planification des temps de travail, l’organisation de production… sont autant de partis pris de l’entreprise sur lesquels elle peut agir.

La souffrance au travail, le mal être professionnel, est plus délicat à cerner et à appréhender pour le chef d’entreprise, alors confronté à l’intimité du salarié. Afin de détecter l’existence de risques psychosociaux dans votre entreprise, voici les indicateurs liés au fonctionnement de l’entreprise à surveiller :

  • Indicateur de temps de travail : absentéisme, amplitude horaire.
  • Indicateur de mouvement du personnel : taux de rotation, taux de postes non pourvus, taux de travail temporaire.
  • Indicateur d’activité de l’entreprise : productivité, qualité.
  • Indicateur de relations sociales : représentation sociale, procédures judiciaires en cours, grèves, actes de malveillance, sanctions disciplinaires.
  • Indicateur de formation et rémunération : individualisation de la rémunération, intéressement collectif, utilisation des crédits formation.
  • Indicateur d’organisation de travail : gestion de production, gestion des pauses, contrôles du travail.

Ce pré diagnostic vous permet d’établir dans quelle mesure votre entreprise est concernée par les risques psychosociaux ; par exemple, si le le taux moyen d’absentéisme dans votre entreprises dépasse 5%, c’est à dire la moyenne des entreprises privées en France, vous pouvez en approfondir les raisons, qui peuvent être liées à des troubles psychosociaux affectant votre société.

Dans le cas où les indicateurs de risques psychosociaux révèlent un risque potentiel, les indicateurs santé et sécurité vous permettront d’élaborer une approche factuelle de réduction des risques :

  • Indicateur d’accident du travail : leur fréquence révèle souvent les risques psychosociaux auxquels sont exposés les travailleurs et une enquête approfondie sur chacun d’eux, doublé d’une action correctrice, réduira les risques efficacement.
  • Indicateur de maladie professionnelles : une des conséquences directe du stress est le développement de pathologie grave, comme la dépression, qui peuvent trouver en partie leur origine dans l’entreprise.
  • Indicateur de situation grave : les situations de harcèlement nécessitent une prise en charge immédiate, votre responsabilité d’employeur est engagée, y compris sur le terrain pénal.
  • Indicateur de situation dégradées : la violence verbale doit faire l’objet d’une sanction disciplinaire afin d’obtenir l’arrêt immédiat.
  • Indicateur de stress chronique : le maux de tête, crise de larme ou conduites addictives sont a identifier rapidement pour éviter le glissement vers des situations graves ou dégradées.
  • Indicateur de pathologie prise en charge : les TMS et l’épuisement professionnels sont les principales pathologies détectées.

Les indicateurs ne sont pas une fin en soi ; ils permettent de s’interroger sur l’existence des risques psychosociaux dans sa société, quelque soit sa taille et de se poser les bonnes questions.

La principale prévention des risques psychosociaux réside dans l’organisation de l’entreprise et en particulier dans la prise de conscience de l’employeur. Il doit à la fois repenser son organisation pour diminuer ces risques, mais aussi repenser son rôle dans la gestion des ressources humaines dont il a la responsabilité. Une des difficultés consiste à différencier le niveau de responsabilité dont il est porteur en tant que dirigeant d’entreprise et celle qui doit être portée par chacun de ses salariés.

La gestion des risques psychosociaux dans la TPE est parfois une affaire de discipline du dirigeant, qui a tendance à reporter la pression qu’il subit sur ses employés, générant du stress à la fois inutile et improductif. De même, l’efficacité de l’entreprise dépend de la qualité de la gestion de ses richesses, et les salariés, en particulier dans les TPE, en sont une bonne part. Le dirigeant organise la gestion de cette richesse et c’est le mode d’organisation de l’entreprise qui en sera le reflet.


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